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Quartier latin : « Nemo dat quod non habet ». Les anglo-saxons disent plus simplement « nemo dat ». C’est un principe de base du commerce de bonne foi. Qu’enseigne-t-il ?
09-09-2009

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  • Nemo dat quod non habet : personne ne peut donner ce qu’il n’a pas.
 
  • L’adage romain régit encore notre commerce : un fournisseur ne peut vendre que ce qu’il possède.
 
  • La règle paraît de bon sens.
 
  • Elle implique, théoriquement, qu’un client qui achète un produit volé, ou simplement non payé par le fournisseur, n’en acquiert pas la propriété.
 
  • Appliqué stricto sensu, le nemo dat freinerait les opérations commerciales.
 
  • Aussi, la loi et la jurisprudence font-elles la différence entre les acheteurs de bonne foi et les autres.
 
  • De même, sont appréciées les circonstances en matière de clauses de réserve de propriété.
 
  • Mais le nemo dat quod non habet demeure un principe central du droit commercial.
 
  • Le développement de l’économie virtuelle le bouscule cependant.
 
  • Le banquier Sigmund Warburg se plaisait en effet à dire que vendre quelque chose qu’on possède à quelqu’un qui désire l’acheter, c’est bien, mais ce n’est pas faire des affaires, alors que vendre quelque chose qu’on ne possède pas à quelqu’un qui n’a pas prévu de l’acheter, c’est au contraire le vrai sens du commerce.
 
  • L’e-commerce va dans ce sens.

 

 

Et le nemo dat s’adapte.

 

 



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