Quand on aime, on ne compte pas : « Becquerel ». Le drame nucléaire japonais a projeté le nom de Becquerel dans l’actualité. Une famille unitaire à plus d’un titre : Pourquoi ?
Dans le Système international (SI),
le becquerel caractérise la teneur globale en éléments radioactifs.
Il a pris en 1964 la suite du Curie.
Les deux noms sont associés dès
1903 : Pierre et Marie Curie partagent avec Henri Becquerel le prix Nobel
de physique.
Mais les Curie et les Becquerel
n’ont pas seulement en commun d’avoir donné leurs noms à des unités de mesure
de la radioactivité : ils incarnent en effet des dynasties familiales
scientifiques.
Celle des Curie est bien
connue : Pierre Curie, Marie Curie, Irène Joliot-Curie,Frédéric Joliot-Curie, etc.
Les quatre générations successives
des Becquerel sont moins familières.
La lignée
commence avec Antoine-César Becquerel (1788-1878), polytechnicien, membre de
l’Académie des Sciences en 1829, qui devient professeur au Muséum, titulaire de
la chaire de sciences physiques appliquées aux sciences naturelles, créée en
1838.
Son fils Edmond (1820-1891), reçu en
1837 à l’Ecole normale supérieure et l’année suivante à l’Ecole Polytechnique,
renonce en 1838 à l’une et à l’autre pour rejoindre son père dans le
laboratoire de physique du Muséum qu’il vient d’ouvrir.
Spécialiste de la phosphorescence,
Edmond succèdera à son père à la direction du laboratoire, occupera sa chaire
au Muséum et prendra sa suite à la présidence de l’Académie des Sciences !
Henri Becquerel (1852-1908), fils
d’Edmond, entre à l’Ecole Polytechnique en 1872, puis occupe à son tour la
chaire du Muséum de son père et de son grand-père : c’est à lui qu’on doit
l’unité de mesure de la radioactivité.
Enfin, Jean Becquerel (1878-1953),
fils d’Henri, (X, 1897), spécialiste de la relativité, prend à son heure la
relève de ses père, grand-père et arrière grand-père, à la chaire de sciences
physiques du Muséum.
L’histoire s’arrête là : Jean
meurt en 1953 sans descendance.
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