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Paradoxe : Victor Hugo évoque dans Choses Vues les 100 000 spectateurs du retour des cendres de l’Empereur. Il ne décrira pas le seul autre cortège funèbre comparable du XIXème siècle. Pourquoi ?
22-11-2007

 

  • Réponse : parce qu’il s’agira de ses propres funérailles !
  
  • La 15 décembre 1840, « dans un bruit formidable et lugubre », Hugo prend place parmi les 100 000 personnes gelant de froid venues assister au transfert des cendres de Napoléon aux Invalides.
 
  • Les enterrements ont souvent constitué au XIXème siècle des occasions de manifestation de fraternité ou d’opposition, mais aucune n’a atteint par son ampleur le retour des cendres, à l’exception des funérailles nationales du poète, le 1er juin 1885.
 
  • Victor Hugo était mort dix jours plus tôt.
 
  • Le 31 mai, son cercueil, drapé de noir, est exposé sous l’Arc de Triomphe.
 
  • Le lendemain, près d’un million de personnes, dit-on, l’accompagnent au Panthéon.


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