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Les mots pour le dire : « Suave mari magno ». Quoique peu connue, la formule ne laisse jamais indifférent dans le monde professionnel. Pourquoi ?
09-11-2009
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logotmc

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  • La Troisième République lui avait fait une bonne place dans les manuels de latin des lycées.
 
  • Aussi la formule a-t-elle eu son heure de gloire au début du siècle dernier.
 
  • Elle est moins connue et pratiquée aujourd’hui, mais toujours utile tant elle résonne d’un air de familiarité.
 
  • C’est sans doute parce que chacun des trois mots qui la composent nous semble familier que l’expression interpelle quant elle est convoquée.
 
  • Suave mari magno, c’est le début d’un vers de Lucrèce (Poème de la Nature, Livre II) :
 
  • Suave, mari magno turbantibus aequora ventis, E terra magnum alterius spectare laborem (...).
 
  • Il est doux, quand sur la vaste mer les vents soulèvent les flots, d'apercevoir du rivage les périls d'autrui.
 
  • Lucrèce rappelle, non sans cynisme, que les malheurs auxquels on échappe sont parfois un grand bonheur.
 
  • Se réjouir des difficultés de ses concurrents fait partie des réflexes de la vie professionnelle.
 
  • Mais l’avouer fait mauvais genre.
 
  • Pourquoi ne pas dire alors, de façon plus obscure mais non moins satisfaite : Suave mari magno ?

 



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