Les mots pour le dire : « Propale ou propal ? » On hésite. Comment trancher ?
28-07-2010
avec
En rhétorique,
propale est une synalèphe : mot construit par fusion de certaines
syllabes d’autres mots.
Et propal
une synalèphe doublée d’une apocope : suppression de syllabe ou de voyelle
en fin de mot.
C’est que,
selon toute vraisemblance, propale s’est construit par contraction de proposition
commerciale.
Et propal
par élimination du e final de propale.
Selon les
statistiques de Google, on pratiquerait légèrement plus la propale que
la propal.
Le suffixe al(e)
signale en français ce qui est relatif à.
En
espéranto, la terminaison al(e) marque la cause.
En chimie
organique, ce sont les aldéhydes qui se terminent en al.
Quant à la
pharmacie, elle apprécie aussi le al : les noms de nombreux
médicaments se concluent ainsi.
Sans doute
y a-t-il dans l’imaginaire de la propal(e) un peu de toutes ces
dimensions réunies : une alchimie, pleine d’espérance, construite pour
convaincre.
Pourquoi
alors, si le mot fonctionne, son orthographe n’est-elle pas fixée ?
Peut-être,
tout simplement, parce qu’on est rarement amené à l’écrire : c’est un
terme de la langue parlée.
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