Les mots pour le dire : « On est en dérivée seconde positive ». Pas très claire mais efficace cette formule pseudo-scientifique. Pourquoi ?
16-06-2008
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C’est à Leibniz et Newton qu’on doit la notion mathématique de dérivée, « quotient ultime de deux accroissements évanescents ».
Mais la formule cache une réalité simple : pour un objet en déplacement, la dérivée première est la vitesse, la dérivée seconde l’accélération.
Et pour le chiffre d’affaires, la dérivée première est son taux de variation, alors que la dérivée seconde mesure le rythme d’évolution de ce taux.
Lorsque les activités sont en berne, la dérivée première peut tendre vers zéro, voire devenir négative.
Mais rien ne préjuge de la dérivée seconde : il suffit que le chiffre d’affaires décroisse de moins en moins pour que la dérivée seconde soit positive alors que la dérivée première est encore négative.
La dérivée seconde éclaire ainsi au deuxième niveau : c’est le changement dans le changement.
On n’est guère crédible quand on annonce que ça va de moins en moins mal.
Une façon simple de l’être davantage : dire que la dérivée seconde est positive.