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Les mots pour le dire : « Main invisible ». Du vocabulaire économique, la main invisible se propage au langage managérial. Faut-il s’en méfier ?
19-07-2011

avec

logotmc

 

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  • La main invisible d’Adam Smith (1723 – 1790) est souvent convoquée pour expliquer les mystères de l’économie.
 
  • Curieusement, l’expression n’apparaît que trois fois dans son œuvre, dont une seule dans la Richesse des nations.
 
  • Les spécialistes débattent abondamment d’ailleurs de son interprétation.
 
  • Quoi qu’il en soit, la main invisible de Smith s’est d’abord installée dans le vocabulaire politique et économique courant comme synonyme du pouvoir régulateur du marché.
 
  • Son succès tient sans doute à ce que la formule mêle avantageusement raison et mystère.
 
  • Elle convient bien aux agnostiques de l’économie politique : tous ceux qui doivent admettre qu’une part des choses nous échappe mais refusent de s’en remettre pour autant à une fatalité occulte.
 
  • Dans les entreprises, les conditions du succès ne sont, de même, pas toujours identifiables.
 
  • Comme s’il y avait, là aussi, quelque main invisible qui décidait de la réussite ou de l’échec, au-delà de tous les calculs.
 
  • Pas étonnant qu’après s’être imposée dans la macroéconomie, l’expression réponde aujourd’hui aux doutes de la micro-économie.




 



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