Les mots pour le dire : « Haut potentiel ». Cette formule, pourtant courante et claire, ne fait pas l’unanimité. Pourquoi ?
02-06-2008
avec
Beaucoup de ceux qui le sont ont des réserves à l’égard du haut potentiel.
Rien de choquant pourtant à ce que les entreprises recrutent ou sélectionnent en interne ceux de leurs cadres qui paraissent les plus prometteurs.
Pas d’objection non plus à ce qu’on les regroupe en une catégorie.
Et rien ne s’oppose enfin à ce qu’on intitule celle-ci haut potentiel : c’est bien ce dont il s’agit.
Et pourtant, s’ils en acceptent le principe, les cadres à haut potentiel n’en apprécient pas toujours l’expression.
Un détour par l’anglais ouvre une voie d’explication.
Dans les groupes anglo-saxons, on les appelle les high flyers.
Mais si la formule haut potentiel est récente en français, son équivalent en anglais remonte au moins au 16ème siècle, avec une connotation alors négative.
Le high flyer d’autrefois était celui qui s’élevait au-dessus de sa condition.
Le risque qu’encourent les hauts potentiels est de se laisser griser par l’altitude et de se brûler les ailes, tel Icare s’approchant trop près du soleil.