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Les mots pour le dire : « Force de proposition ». La formule s’emploie surtout dans le monde professionnel. Le plus souvent sans article. Pourquoi ?
10-03-2010
avec

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  • L’expression remonte aux années 90.
 
  • Epoque des organisations en pyramide inversée, de la vogue du bottom up en réaction contre le top down, de l’encouragement à être entrepreneur de soi-même.
 
  • De chacun, on attend des initiatives, un comportement proactif.
 
  • Mais sans remettre en cause ni les hiérarchies, ni les centres de décision.
 
  • L’expression force de proposition  illustre cette limite : comme le Tribunat du Consulat, qui discutait les lois sans les voter, on attend des forces de proposition qu’elles fassent des recommandations, mais sans se mêler de leur éventuelle mise en œuvre.
 
  • Rôle ingrat, difficile à tenir, souvent virtuel.
 
  • Et qui doit sans doute son absence d’article à sa dimension théorique.
 
  • Demander à quelqu’un d’être force de proposition, c’est lui réclamer des idées sans sortir de son rôle.
 
  • Un peu à la façon du célèbre : « soyez créatifs ».
 
  • Une injonction paradoxale, qui peut parfois enfermer plus qu’elle ne libère.

 



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