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Les mots pour le dire : « Droit d’inventaire ». Une dizaine d’années aura suffi à l’expression pour s’installer parmi les formules phares du langage professionnel. Mais à qui la doit-on ?
12-01-2010
avec

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  • C’est en 1995, au lendemain de l’élection présidentielle où il vient d’être battu, avec les honneurs, par Jacques Chirac, que Lionel Jospin s’attribue un droit d’inventaire des années Mitterrand.
 
  • L’expression a prospéré par la suite dans l’univers politique.
 
  • Sur le fond, elle ne diffère guère du célèbre « oui, mais » de Valéry Giscard d’Estaing.
 
  • Dans la forme, outre qu’il est plus contemporain, le droit d’inventaire a le mérite de sembler se placer sur le terrain des faits plutôt que des idées.
 
  • Il y a une apparence d’objectivité dans ce tri sélectif que constitue le droit d’inventaire.
 
  • Au sein des entreprises, la situation est plus complexe que dans la sphère publique.
 
  • Quand on change de fonction, on doit en effet assumer autant l’actif que le passif.
 
  • Comment cependant rappeler, sans faire mauvaise figure, qu’on refuse d’être tenu pour responsable des erreurs de ses prédécesseurs ?
 
  • Il suffit d’invoquer le droit d’inventaire.
 
  • Chacun comprendra : d’autres lui ont déjà donné ses titres de noblesse.

 



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