Les mots pour le dire : « Colonne vertébrale ou épine dorsale ». Chacune des formules a ses amateurs. Mais comment évaluer leurs poids respectifs ?
14-02-2010
avec
En
anatomie, c’est l'ensemble des apophyses épineuses (protubérances sur les os) qui
forment la crête osseuse le long de la colonne vertébrale qu’on appelle épine
dorsale.
Stricto
sensu, l’épine
dorsale n’est donc qu’une partie de la colonne vertébrale.
Mais, par
cette figure de style que les spécialistes appellent synecdoque
particularisante, on prend souvent la partie pour le tout.
Colonne
vertébrale et épine dorsale sont ainsi devenues synonymes dans le langage
courant pour exprimer ce sur quoi on prend appui.
Chacune des
expressions a ses partisans et ses réfractaires.
L’expérience
montre qu’on choisit en général son camp : il est rare d’utiliser
alternativement l’une ou l’autre des formules.
Comment dès
lors évaluer l’importance quantitative de chaque clan ?
La
fréquence des expressions sur le web, facilement mesurable par un moteur de
recherche, est inopérante : colonne vertébrale et épine dorsale sont trop
fréquentes dans les rubriques médicales pour permettre de tirer un
enseignement.
On peut cependant
contourner la difficulté en ajoutant l’adjectif véritable.
Alors, le
résultat devient plus éclairant.
Sur Google,
« véritable colonne vertébrale » ressort 171 000 fois, alors que
« véritable épine dorsale » n’affiche que 98 800 occurrences,
presque deux fois moins.
Sans doute
serait-il peu rigoureux deconclure
qu’il y a, dans le monde francophone, deux fois plus de partisans de la colonne
vertébrale que d’amateurs de l’épine dorsale.
Mais que la
colonne vertébrale soit majoritaire ne semble pas faire de doute !
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