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Les mots pour le dire : « Clivé ». Issu du vocabulaire psychanalytique, le participe passé du verbe cliver fait irruption dans le langage professionnel. Il y semble promis à un bel avenir. Pourquoi ?
12-06-2011
avec

logotmc

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  • Schizophrène va pouvoir prendre sa retraite : la relève est assurée dans le langage de l’entreprise.
 
  • Désormais, de celui qui agit en contradiction avec ses principes, on dit qu’il est clivé.
 
  • Dans le vocabulaire de la géologie, le clivage est la faculté d'un minéral de se rompre suivant un plan.
 
  • Dans celui de la psychanalyse, le clivage du moi exprime la coexistence de deux potentialités contradictoires, l'une portée à tenir compte de la réalité, l'autre prédisposée au déni de cette réalité.
 
  • Longtemps, la préférence du monde professionnel pour qualifier les comportements dédoublés est allée à schizophrène.
 
  • Mais, peut-être parce qu’on mesure mieux dans le grand public la gravité de la maladie, beaucoup hésitent aujourd’hui à convoquer schizophrène dans leurs mots de tous les jours.
 
  • Et clivé, aux origines plus hybrides, prend la relève lorsqu’il s’agit de dire, avec euphémisme, de quelqu’un qu’il se comporte en hypocrite.

  • Avec l'avantage, contrairement à schizophrène, de pouvoir être mobilisé sous d'autres formes : cliver, clivant...

 



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