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Les mots pour le dire : « Bottom-up et top-down». La portée explicative de ces formules est élevée. D’où tiennent-elles cette force de persuasion ?
16-04-2008
avec
Issues des mots de l’informatique et de la gestion de projets, les formules
bottom-up
et
top-down
ont conquis le vocabulaire managérial.
Un processus est dit
bottom-up
lorsqu’il part de la base pour aller vers le sommet.
Il est
top-down
dans le cas inverse.
Le
bottom-up
s’apparente à la gestion décentralisée, le
top down
est au contraire de nature autoritaire et directive.
Pourquoi alors recourir à ces anglicismes pour exprimer un ordre des choses assez simple ?
Peut-être parce que leur formulation imagée relève du langage des systèmes.
L’arbitraire semble ne pas avoir sa place dans le
bottom-up
et le
top-down
.
Si les deux expressions sont aujourd’hui populaires, c’est qu’elles paraissent objectives.