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Les mots pour le dire : « Atypique». Celui qu’on qualifie d’atypique dans l’entreprise est habituellement apprécié, mais aussi en danger. Pourquoi ? |
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29-06-2008 |
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avec
- Celui qu’on
signale comme atypique est par définition présent dans l’entreprise.
- Lui
affecter ce qualificatif, c’est en quelque sorte justifier sa présence.
- La capacité
à accueillir des atypiques doit être
placée à l’actif de l’entreprise : une équipe suffisamment ouverte pour
accepter les différences est prometteuse.
- On peut
distinguer plusieurs catégories d’atypiques :
-
l’atypique alibi, un figurant qui pose là pour l’image de
l’entreprise,
-
l’atypique conquérant, celui qu’on a recruté pour assurer
l’interface avec un client qui sort de la norme,
-
l’atypique bouffon, dont le rôle ultime est de décontracter
l’atmosphère,
-
l’atypique à idées, qu’on met à l’œuvre lorsqu’il s’agit
d’être créatif,
-
l’atypique-expert, nécessaire sur une technologie
particulière,
-
et bien d’autres.
- La position
d’atypique est évidemment relative : on peut devenir soudainement atypique
parce que l’environnement s’est déplacé.
- Dans chaque
cas, au-delà de sa mission métier, l’atypique assure une fonction systémique.
- Cet autre
rôle de l’atypique est déterminant.
- Les
atypiques bouffons sont surpris de se voir exclus, malgré de bons résultats, le
jour où ils ne font plus rire : c’est que leur fonction première était en
réalité de maintenir la bonne humeur.
- Un conseil
donc à ceux que les hasards de la vie professionnelle placent en position
d’atypiques : ne pas se satisfaire de ce qualificatif flatteur, mais
chercher le rôle qu’on vous fait jouer.
- Condition sine
qua non pour durer en qualité d’atypique.
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