Les mots pour le dire : La plupart des cahiers des charges et des réponses aux appels d’offres comportent une analyse de l’existant. Mais l’expression fait parfois sourire. Pourquoi ?
30-06-2009
avec
« Analyse de l’existant ». La plupart des cahiers des charges et des
réponses aux appels d’offres comportent une analyse de l’existant. Mais
l’expression fait parfois sourire. Pourquoi ?
La plupart des méthodes d’analyse et de conception utilisées en re-engineering
reposent sur une démarche consistant à modéliser le système existant pour
émettre un diagnostic, puis à modéliser le système cible, pour élaborer
un plan d’actions.
Dans le langage de la gestion de projets, la première étape est
généralement désignée comme « l’analyse de l’existant ».
Par
extension, l’expression est devenue courante dans les cahiers des charges et
dans les réponses aux appels d’offres.
L’analyse
de l’existant, c’est la photographie de ce qui est en place.
Elle peut
être formulée aussi bien par le maître d’ouvrage d’un projet que par le maître
d’œuvre et ses sous-traitants.
Mais ce
passage obligatoire se transforme parfois, dans les propositions commerciales,
en un exercice de flatterie.
Le client démasque
alors au premier coup d’œil les efforts de son fournisseur pour montrer qu’il a
compris la problématique.
Deux économistes de l'université de Madrid ont publié dans The Economic Journal une étude des tarifs aériens en fonction du nombre de jours qui séparent la date d'achat de celle du départ. Il ressort que c'est huit semaines avant de s'envoler qu'on a, en probabilité, la plus grande espérance d'obtenir le meilleur prix. [ ... ]