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Les mots pour le dire : « Rouge frais : auxiliaire de l’action commerciale ? » : Pourquoi ?
11-01-2008

avec

 

logotmc 

 

 

Si vous en prenez

Peut-être un verre alors

Bon alors un verre moi aussi

Dans ce cas, on va peut-être prendre une bouteille

Quelque chose de pas trop lourd, qu’est-ce que vous nous conseillez ?

Un rouge frais, bien, un rouge frais, tiens Saumur-Champigny, très bien Saumur-Champigny

 

  
  • Il paraît que les habitudes alimentaires des déjeuners d’affaires évoluent : en vingt ans, on est passé de trois à deux, puis aujourd’hui souvent à un plat.
 
  • Certains spécialistes du fooding prétendent qu’on se limitera bientôt aux mises en bouche.
 
  • Il reste une valeur sûre : le rouge frais.
 
  • Ne trichons pas, c’est d’abord à son prix qu’il doit sa popularité : à l’heure de la dictature du contrôle de gestion, le rouge frais est toujours le premier prix de la carte.
 
  • Habilement, les aubergistes en proposent plusieurs, aux tarifs voisins, mais en nombre suffisant pour permettre à la puissance invitante de se livrer à la comédie du choix.
 
  • Avant même de s’être assis, chacun sait bien qu’on en viendra au rouge frais, mais l’art et la manière d’y parvenir varie selon les acteurs.
 
  • Et c’est là que se glisse la dimension commerciale : on en apprend beaucoup sur l’autre en observant comment il va au rouge frais.
 
  • Les plus malicieux tendront des pièges en suggérant Bordeaux ou Bourgogne : toujours instructif de voir comment le piège est contourné.
 
  • Intéressante aussi l’hésitation sur la demi-bouteille.
 
  • Autant qu’une boisson, le rouge frais est un rite, voire une épreuve : il n’est pas près de disparaître de nos tables.

 

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