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Les mots pour le dire : « Les jokes d’introduction les plus débiles sont souvent les meilleurs.» Pourquoi ?
11-01-2008
avec
« J’ai préparé 78 slides…, non rassurez-vous, je plaisante, je vais être bref… »
Chaque fois, on est étonné que beaucoup osent encore ouvrir leurs présentations par cette blague éculée.
Ou par d’autres
jokes
insipides sur les retards aériens ou les 35 heures, quand ça ne dérape pas en dessous de la ceinture.
Et pourtant ça marche !
C’est que, malgré son nom, le
joke
n’a pas pour vocation d’être drôle, mais d’assurer une transition.
Le
joke
est à la réunion professionnelle ce que l’accord des instruments est à l’orchestre.
L’intervenant lance à l’auditoire un signal radar pour signaler qu’il va commencer.
Que le
joke
amuse ou pas, il est convenu de rire en écho pour indiquer qu’on est à l’écoute : c’est un réglage.
Le contenu importe peu : il lui suffit d’être clairement distingué du début de la présentation.
Les allusions trop subtiles expriment mal cette césure.
C’est peut-être pourquoi les
jokes
élémentaires fonctionnent souvent bien, alors que les mises en bouche les plus fines font parfois de grands flops !