Les mots pour le dire : « CRM » : la gestion de la relation client, très en vogue, provoque parfois chez les commerciaux scepticisme, voire ironie. Pourquoi ce paradoxe ?
10-03-2008
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Le Customer Relationship Management (CRM) est l’ensemble des techniques permettant de cibler, attirer et conserver les meilleurs clients (en français GRC – Gestion de la Relation Client).
Par extension, CRM est également devenu le nom des logiciels de gestion de la relation client.
Après l’époque des ERP (progiciels de gestion intégrés), la mode est passée au CRM.
Mais si les ERP finissent généralement par être opérationnels, les enquêtes montrent qu’en majorité les projets de CRM ne tiennent pas leurs objectifs : beaucoup s’arrêtent même en cours de déploiement.
Et pourtant, on continue à massivement investir en CRM.
Ce paradoxe reflète une confrontation des anciens et des modernes.
D’un côté, les commerciaux, souvent individualistes, parfois secrets et superstitieux.
De l’autre, l’action commerciale new-look avec ses techniques quantitatives et ses logiciels.
Entraîner les commerciaux dans un projet de CRM, c’est un peu leur demander de renoncer à leur individualisme, leur goût du secret et leur tendance à la superstition : cela fonctionne rarement.
Mais comme une autre qualité du commercial est d’être malin, il pratique la résistance passive ou la critique constructive plutôt que l’opposition frontale.
Si les commerciaux sourient parfois à l’évocation du CRM, c’est qu’ils savent que les projets de CRM qui réussissent sont ceux qui respectent l’identité de la fonction commerciale.