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La France n’aime pas l’échec
20-12-2006

 

Dans le Monde du 21/12/06, la journaliste Virginie Malingre indique que Noël Forgeard, ex-Président d’Airbus, s’est vu refusé son inscription à l’ADIE ( Association pour le droit à l’initiative économique), spécialiste du micro-crédit. Motif, en résumé : ferait mauvais genre. Et l’article de conclure : « La France n’aime pas l’échec et il vient d’en faire l’amère expérience. » 

Le commentaire oomark 

Ecarté par les puissants, voici en quelque sorte l’ancien co-président d’EADS rejeté par les faibles ! Plus, sans doute, parce qu’il porte l’image d’un capitalisme déréglé que par suite de ses échecs. La chute de l’article est juste, mais peut-être incomplète : ce sont les échecs visibles que la France n’aime pas. Car elle s’accommode souvent des échecs discrets !

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La loi de Murphy
19-12-2006

 

"En plus des problèmes industriels rencontrés par Areva dans la réalisation de l'EPR en Finlande, qui ont été, il est vrai, beaucoup exploités ici et là, il est indéniable qu'aujourd'hui Areva, avec cet échec en Chine, traverse une passe difficile. Et ce, il faut le noter, malgré les efforts notoires réalisés dans son offre, y compris en ayant accepté un transfert des technologies nucléaires vers les Chinois. Raison de plus pour que l'Etat actionnaire reste, plus que jamais, engagé aux côtés d'Areva afin de l'aider à surmonter cette période. Car j'ai pleinement confiance dans la qualité de ses technologies, de ses savoir-faire et de ses salariés."  Thierry Breton (Les Echos, 18/12/06)

 

 

Le commentaire oomark 

L'histoire dira comment l'Etat entend aider Areva à traverser cette période. Au-delà du conflit réputé opposer la Présidente d'Areva et le Ministre des Finances, le commentaire de Thierry Breton révèle une conscience aiguë de la loi de l'emmerdement maximum, dite de Murphy. Le ministre laisse entendre que, les échecs entraînant les échecs, il va falloir réagir. C'est peut-être oublier une autre grande loi : la convergence vers la moyenne. On sait qu'en matière scientifique, une mesure expérimentale ne donne jamais la valeur exacte du phénomène étudié, mais des approximations successives qui encadrent la valeur exacte et convergent vers celle-ci. Cette loi de convergence vers la moyenne se retrouve dans la vie des affaires. Les commerciaux savent bien qu'à condition d'un travail régulier, un excès d'échecs trouve souvent son issue dans une accumulation de succès. Principe du balancier en somme. Peut-être le ministre devrait-il s'y référer ?

 

 

 

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