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ECHECS UTILES : "J'ASSUME" - Une formule de plus en plus fréquente après un échec. |
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27-08-2008 |
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Serge Tchuruk, au moment de quitter la présidence d'Alcatel après des années difficiles et une politique controversée : "J'assume. Voilà mon état d'esprit au moment de quitter mes fonctions."
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Martine Aubry au temps du détricotage des 35 heures : "J'assume".
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Et Nicolas Sarkozy à propos de la visite en France de Khadafi ou plus récemment de la tragique disparition de soldats français en Afghanistan : "J'assume mes responsabilités".
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Assumer semble devenu le verbe clé de ceux qui se voient reprocher, à tort ou à raison, un échec.
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Etymologiquement, assumer signifie prendre sur.
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D'où le dédoublement sémantique que l'on retrouve entre les sens anglais (I assume : je suppose, je présume) et français ((j'assume : je prends sur moi, je fais face).
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Pourquoi, de ce côté-ci du Channel, la formule nous laisse-t-elle souvent sur notre faim ?
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Sans doute parce que, contrairement à sa cousine britannique, elle fait les choses à moitié.
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Dans l'assume anglo-saxon, on s'affiche résolument dans la dimension du doute.
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Dans la version française, on affirme une certitude, mais sans aller jusqu'au bout des choses.
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Assumer sans tirer les conséquences laisse l'auditeur sur sa soif.
- Et résonne, aux oreilles de certains, comme la langue de bois !
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