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ECHECS UTILES : RESPONSABLES MAIS PAS COUPABLES, la chute de United Airlines à Wall Street
10-09-2008
  • Les faits ont été abondamment commentés.

  • Lundi 8 septembre 2008, un employé d'une société américaine de veille sur les sociétés en difficulté recherche sur Google : bankruptcy 2008.

  • Google remonte un article de presse daté du jour même annonçant que United Airlines s'est placé sous le régime américain des faillites.

  • L'article est mis en ligne par la société de veille et repris par Bloomberg.

  • A Wall Street, le titre United Airlines commence à dégringoler.

  • Bloomberg publie alors une dépêche signalant le début d'effondrement de l'action United Airlines : du coup, elle perd soudaint 60% !

  • On suspend la cotation.

  • On découvre que l'article de presse date de 2002 et que United Airlines est sorti depuis 2006 du régime des faillites.

  • La cotation reprend : le titre United Airlines finira la journée autour de -10%.

  • Tout le monde plaide non coupable.

  • La société de veille parce qu'elle n'a fait que relayer Google.

  • Bloomberg parce qu'il n'a fait que suivre la société de veille.

  • Et bien sûr Google qui ne s'estime nullement engagé par la qualité de ce que font remonter ses algorithmes.

  • Curieusement, on ne commente pas l'attitude des brokers.

  • Sans doute s'estiment-ils eux aussi non coupables de réagir au quart de tour à une information qui, rétrospectivement, ne pouvait qu'être erronée : une nouvelle aussi sensible ferait en effet sans doute l'objet d'une communication réglementée.

  • Beaucoup de responsables, mais pas de coupable.

  • Ou plutôt un seul coupable : la dictature du temps réel !
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ECHECS UTILES : "J'ASSUME" - Une formule de plus en plus fréquente après un échec.
27-08-2008
  • Serge Tchuruk, au moment de quitter la présidence d'Alcatel après des années difficiles et une politique controversée : "J'assume. Voilà mon état d'esprit au moment de quitter mes fonctions."

  • Martine Aubry au temps du détricotage des 35 heures : "J'assume".

  • Et Nicolas Sarkozy à propos de la visite en France de Khadafi ou plus récemment de la tragique disparition de soldats français en Afghanistan : "J'assume mes responsabilités".

  • Assumer semble devenu le verbe clé de ceux qui se voient reprocher, à tort ou à raison, un échec.

  • Etymologiquement, assumer signifie prendre sur.

  • D'où le dédoublement sémantique que l'on retrouve entre les sens anglais (I assume : je suppose, je présume) et français ((j'assume : je prends sur moi, je fais face).

  • Pourquoi, de ce côté-ci du Channel, la formule nous laisse-t-elle souvent sur notre faim ?

  • Sans doute parce que, contrairement à sa cousine britannique, elle fait les choses à moitié.

  • Dans l'assume anglo-saxon,  on s'affiche résolument dans la dimension du doute.

  • Dans la version française, on affirme une certitude, mais sans aller jusqu'au bout des choses.

  • Assumer sans tirer les conséquences laisse l'auditeur sur sa soif.

  • Et résonne, aux oreilles de certains, comme la langue de bois !


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