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Tout perdu
28-10-2021
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En 1945, Royan a été frappée par une série de malédictions : le 5 janvier, un bombardement pour rien, si ce n'est pour occire 500 civils et anéantir la "perle de l'Atlantique" ; un second bombardement en avril avec test du napalm et attaque au sol inutiles, motivés par la seule volonté du Général de Gaulle de restaurer l'honneur perdu de l'armée Française ; un pillage en règle opéré par certains "libérateurs" de ce que les Allemands avaient bien voulu laisser ; une réputation de collaborateurs pour les Royannais qui, ayant tout perdu, étaient évacués vers les villes de l'intérieur.

Faut-il ajouter, par coquetterie rhétorique, que la punition a continué avec une ville nouvelle faite de béton et de collectifs ? Non, puisque c'est ce qui fait aujourd'hui la fortune de notre bonne ville "la plus 50 de France", avec son label "Ville d'Art et d'Histoire" et la promesse d'un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il y a quand même une justice !

Pierre-Louis Bouchet, Royan.com, 2021



 

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Jean-Jacques Salomon

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