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Diagonales : Talleyrand a-t-il toujours raison ? |
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14-06-2010 |
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« Il n’y a pas de Belges, il n’y en aura jamais.» Le 15 novembre 1831, telle fut, dit-on, la sévère prophétie de Talleyrand, représentant extraordinaire de Louis-Philippe à Londres, en apposant à contre-coeur la signature de la France sur le traité créant la Belgique. N'ayant pas réussi à récupérer les départements francophones détachés de l'Hexagone en 1815, l'habile diplomate prenait date en jetant un sort sur le nouveau royaume. Près de deux siècles après, d'aucuns se demandent si l'Histoire ne s'apprête pas à lui donner raison. Au même moment, on négociait aussi à Londres le destin de la Grèce, tout juste indépendante. Talleyrand plaidait en faveur d'un grand emprunt hellénique garanti par les puissances européennes, condition nécessaire, selon lui, de la stabilité politique du pays. Cette fois, il est suivi.
Avec 180 ans de retard.
Jean-Jacques
Salomon
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