Skip to content
Sous les regards de l’autre moitié
08-02-2020
Facebook!  Partager sur Twitter

 
Chaque année, depuis presque six siècles, Orléans célèbre sa délivrance du siège anglais par l’armée de Jeanne d’Arc le 8 mai 1429. Le déroulement des fêtes a plusieurs fois varié mais elles n’ont été interdites ou réduites qu’en de rares occasions ; la dernière, entre 1941 et 1944, quand les autorités d’occupation ont imposé qu’elles se limitent à un simple dépôt de gerbe au pied de la statue de Foyatier place du Martroi. Depuis 1945, on célèbre le même jour la capitulation de l’Allemagne nazie, les cérémonies étant dissociées même si on ne manque pas de faire remarquer cette extraordinaire coïncidence du calendrier.

Les fêtes sont devenues « religieuses, civiles et militaires » après la Première Guerre mondiale. En 1920, Jeanne d’Arc est successivement canonisée et la Chambre bleu horizon instaure la Fête nationale de Jeanne d’Arc. Le 8 mai il y a deux temps forts : le matin une messe à la cathédrale au cours de laquelle un invité ecclésiastique prononce le panégyrique de la sainte, et l’après-midi, un défilé de cinq kilomètres dans les rues avec, dit-on, une moitié de la ville qui défile sous les regards de l’autre moitié. 
 
Danielle Chevallier, Les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans et la Guerre froide, CNRS Editions, 2014





jjsjpeg

 

 

 

 

 

 

   

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

                                                              
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

Je t’apprendrai à vouloir partir !

Depuis un an, j’habite Londres avec le sieur Verlaine. Nous faisions des correspondances pour les journaux et donnions des leçons de français. Sa société était devenue impossible, et j’avais manifesté le désir de retourner à Paris. Il y a quatre jours, il m’a quitté pour venir à Br [ ... ]
Que peuplent des bouquins et des pots de la Chine

Dans cette vieille maison, deux femmes furent assassinées le 23 décembre 1850. L’une était Mlle Ribault, dessinatrice au Petit Courrier des Dames que dirigeait M. Thiéry. Avant de mourir, trempant son doigt dans son sang, elle eut la force d’écrire sur un paravent : « L’assassin, c’est le commis de M. Thi [ ... ]
La pluie venait de cesser

L’auto sortit de Paris par l’avenue de Neuilly et la route de la Défense ; à Argenteuil, qu’ils abordèrent par les quais, des batteries de cheminées d’usine se dressaient derrière le rideau de pluie au-dessus des prairies plates et rebroussées par le vent ; des vapeurs acides traînaient partout dans [ ... ]