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La vente Hugo
08-01-2018
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"S’il y a quelque chose de triste au monde, c’est une vente après décès. [...] Mais ce qu’il y a encore de plus morne et de plus pénible à voir, c’est la vente du mobilier d’un homme vivant, surtout quand cet homme se nomme Victor Hugo, c’est-à-dire le plus grand poëte de la France, maintenant en exil comme Dante [...]."

Ainsi parle Théophile Gautier dans La Presse du 7 juin 1852. Victor Hugo a quitté la France au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre 1851. Six mois plus tard,  les meubles de son dernier domicile parisien sont mis en vente.

"M. Victor Hugo, après un long séjour à la place Royale, avait transporté, rue de la Tour d’Auvergne, dans une vaste, calme et solitaire maison propice à la rêverie et au travail, et des fenêtres de laquelle on aperçoit Paris en panorama, espèce d’Océan immobile qui a sa grandeur comme l’autre. On traversait une cour déserte, l’on montait, et au premier l’on trouvait le logis hospitalier du poète, modeste demeure pour un si grand nom, et où les étrangers, venus de loin pour le saluer, s’étonnaient de ne trouver ni portiques ni colonnes de marbre", explique Théophile Gautier.

 

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Jean-Jacques Salomon

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