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Il faut tenir ses poches
05-04-2020
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Promenade au parc central. C’est un reste de forêt dont on vient de faire un jardin anglais dans le genre de notre bois de Boulogne ; mais c’est moins grand et infiniment moins joli. Il est vrai que c’est tout nouvellement planté et vu sans soleil. Y aura-t-il des promeneurs dans cette promenade ? Ici ce n’est pas, comme en Espagne, la population qui manque. New-York compte, dit-on, un million d’habitans ; mais l’Américain me fait déjà l’effet d’un peuple qui circule et ne se promène pas. Sur la porte des boutiques, on voit partout une pancarte avec ce proverbe bien connu : Time is money. Nous entrons, en passant, dans la ménagerie Barnum, attirés par cette gracieuse enseigne : Beware of pickpockets. Voilà un avertissement détestable. Il faut tenir ses poches, promener un œil méfiant sur ses voisins, et de l’autre loucher horriblement pour contempler les merveilles de l’exhibition. 
 
Maurice Sand, Six mille lieues à toute vapeur, Revue des Deux Mondes, 1862






 
 

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Jean-Jacques Salomon

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