Skip to content
Gorilles
03-09-2018
Facebook!  Partager sur Twitter

 
"[...] M. Gourdeau, dès son arrivée dans une ville visitée par le Président [Sadi Carnot*], se met en rapport avec le commissaire central et s'occupe avec lui des mesures d'ordre dont il assure l'exécution, en vertu d'un mandat spécial de la Présidence. A Chambéry, où nous l'avons vu tout récemment, il commandait aux forces de police et à la gendarmerie, sur tous les points où devait passer le cortège présidentiel. M. Gourdeau, outre ses émoluments annuels qui sont de trois mille francs, touche vingt à vingt-cinq francs par jour de frais de déplacement, chaque fois que M. Carnot se rend en province. Quoiqu'en rapports directs et quotidiens avec le secrétaire général de la Présidence, M. Gourdeau n'est qu'un simple employé de la Préfecture placé sous les ordres de M. Cavard, chef adjoint du cabinet, qu'il va voir tous les mercredis et samedis. En fait, ce simple inspecteur des brigades de recherches est un "Monsieur " à qui les préfets adressent un salut bienveillant et auquel les commissaires centraux, le sachant bien en cour, se dédaignent pas de serrer la main."  Le Figaro, 23 septembre 1892. 
 
Malgré ces précautions, Carnot sera assassiné à Lyon le 24 juin 1894. Mais aucune réforme organique d'importance de la protection présidentielle ne sera engagée avant l'assassinat de Paul Doumer en 1932. Il est alors décidé que les policiers en charge de la sécurité du président de la République seront rattachés au préfet de Police.
 


jjsjpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

            
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

1905

Le sale gouvernement auquel fait référence le journal satirique L'Assiette au beurre à la fin du mois de janvier 1905 est celui que dirige Maurice Rouvier depuis le 24 janvier. Rouvier a succédé à Combes. C'est un grand républicain : il lui reviendra de signer la loi de séparation. Mais Rouvier est aussi si proch [ ... ]
La convention du 13 février 1843

La France et la Grande-Bretagne ont signé le 13 février 1843 une convention pour l'extradition des malfaiteurs. Mais en vertu d'une interprétation extensive de l'habeas corpus, le gouvernement et les juges britanniques s'opposent par la suite systématiquement à la mise en oeuvre des dispositions de l'accord. Bref, qu'ils soient pours [ ... ]
Les rapports franco-italiens

Dans le Corriere della Sera, M. Carlo Delcroix déclare que ce qui sépare l'Italie de la France, ce ne sont pas seulement quelques demandes 'non encore formulées' auxquelles on opposerait 'un refus '. L'Italie est séparée de la France par un véritable 'différend historique'. Les problèmes posés par la nouve [ ... ]