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Fin de siècle
29-11-2017
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En 1669, on joue les prolégomènes de la querelle des Classiques et des Modernes, qui culminera vingt ans plus tard. Déjà, se pose la question du rôle des textes anciens et de la place des langues mortes dans la vie littéraire et culturelle française. Pour les Classiques, le latin et le grec sont l’alpha et l’oméga de l’orthographe. Y renoncer reviendrait à condamner le français au déclin. Pour les Modernes, le siècle de Louis XIV vaut bien celui d’Auguste. Il n’y rien d’illégitime à ce qu’il pose les bases d’une culture nationale sui generis. Les Modernes défendent la simplification de l’orthographe entreprise par les grammairiens. Les Classiques craignent le pire.

En 1677, les Modernes emportent une première victoire : il est décidé que les inscriptions figurant sur les monuments du règne de Louis XIV seront désormais en français et non en latin. La querelle se prolongera jusqu’à la mort du roi. Au siècle des Lumières, les Modernes consolident leur succès. Mais les Classiques ne s’estiment pas vaincus. Ils poursuivent leur combat. Jusqu’à nos jours.

 

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Jean-Jacques Salomon

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