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Eugénie
21-06-2018
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"Je l’ai côtoyée, lorsqu’elle était jeune fille ; je l’ai vue, lorsqu’elle était veuve et déchue ; j’ai causé avec elle ; je l’ai écoutée, dans les petits salons d’Arenenberg et dans la galerie de Camden Place ; je trouve Persigny indulgent, et je dirais volontiers : « C’était une écuyère. » Il y avait autour d’elle comme un nuage de cold-cream et de patchouli ; superstitieuse, superficielle, ne se déplaisant pas aux grivoiseries, toujours préoccupée de l’impression qu’elle produisait, essayant des effets d’épaules et de poitrine, les cheveux teints, le visage fardé, les yeux bordés de noir, les lèvres frottées de rouge, il lui manquait, pour être dans son vrai milieu, la musique du cirque olympique, le petit galop du cheval martingalé, le cerceau que l’on franchit d’un bon et le baiser envoyé aux spectateurs sur le pommeau de la cravache."

 
Maxime Du Camp, Souvenirs d'un demi-siècle, au temps de Louis-Philippe et de Napoléon III, 1830-1870

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Jean-Jacques Salomon

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