Skip to content
Diagonales : Un honorable dentier
07-05-2017
Facebook!  Partager sur Twitter

 

Churchill zozotait. La force de ses discours devait beaucoup à cette difficulté d'élocution. Mais celle-ci était intermittente et le Premier ministre ne pouvait pas savoir à l'avance s'il zézayerait convenablement. Aussi, dès son arrivée à la tête du gouvernement en mai 1940, il se fit fabriquer un dentier l'assurant de zozoter comme il fallait. Il interdit à son dentiste de s'engager dans l'armée, afin d'être sûr de l'avoir sous la main pour régler ou réparer l'appareil si nécessaire. Et ce fut nécessaire, car le vieux lion avait pris l'habitude de jeter l'instrument à l'autre bout de la pièce quand il était en colère.

Mais grâce à ces précautions, le zézaiement des discours de Churchill est resté irréprochable tout au long de la guerre. En 2011, le dentier a été vendu aux enchères à Londres 15 200 £. Avec de tels états de service, c'est peu. Il aurait mérité la Victoria Cross.

Igor Salomon

 

jjsjpeg

 

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

 

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

On ne prête qu'aux riches

Quand Picasso n'avait pas de bleu, il mettait du rouge. Victor Hugo en faisait autant avec ses rimes. Quand il en manquait, il en inventait. Et l'on s'ébaudit devant son dissoude . En ira-t-il de même de batturent ? Jean-Jacques Salomon jjsalomon@oomark.com &n [ ... ]
L'arroseur arrosé

Pour se faire un nom dans la société littéraire de la Monarchie de Juillet, il suffisait presque de s'attaquer à une célébrité. Ecrire dans la presse que Victor Hugo ignore la syntaxe ou que George Sand est une médiocre imitatrice de Balzac assurait une notoriété rapide. Encore fallait-il argumente [ ... ]
Révolutions

A la demande de son éditeur, Proudhon rédige en 1853-1854 un Manuel du Spéculateur à la Bourse. Une occasion de s'interroger sur les perspectives économiques de l'empire. La France de Napoléon III est en pleine mutation économique. S'avance-t-elle à marche forcée vers la prospérité ou risque-t-elle [ ... ]