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Diagonales : Le pire n'est pas toujours sûr |
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13-09-2009 |
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On vient de publier la correspondance diplomatique de Paul Claudel entre 1927 et 1932. Lors du jeudi noir; il représente la France aux Etats-Unis depuis deux ans. Les télégrammes qu'il adresse à son ministre, Aristide Briand, sont autant de dissertations dignes des Sciences Politiques sur les sujets économiques les plus divers. Selon la règle de la rue Saint-Guillaume à l'époque, il fait alterner thèse, antithèse et synthèse, avec une aisance telle qu'il est difficile de dire s'il avait prévu ou ignoré les risques de crise.
Lorsqu'en 1929 toujours, il publie le Soulier de satin, il sous-titre la pièce : Le pire n'est pas toujours sûr. Paul Claudel ne détonnerait pas aujourd'hui dans une assemblée d'économistes.
Jean-Jacques Salomon
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