Skip to content
De médiocres aperçus sur la politique
20-02-2020
Facebook!  Partager sur Twitter

 
"Près d’une gare de chemin de fer, à l’angle d’un square, se trouve un musée d’histoire naturelle où l’on joue et où l’on boit.
L’endroit est somnolent et placide. C’est le café d’abonnés, sans clients de passage, le café dont la porte ne s’ouvre que sur des visages connus qui provoquent, dès leur entrée, des hourras et des rires ; c’est le café où dix rentiers réunis tous les soirs autour d’une table échangent, en battant les cartes, de médiocres aperçus sur la politique et s’intéressent longuement aux grossesses de la patronne et de la chatte ; c’est l’estaminet où chacun possède une pipe avec son nom émaillé, une pipe de jour de l’an offerte par le garçon qui dormasse, d’invariable mémoire, le nez sur un journal et jette un piteux et traînant « voilà » quand on lui commande un nouveau bock. "
 
Joris-Karl Huysmans, Croquis parisiens, Un café, Stock, 1905










jjsjpeg

 

 

 

 

 

 

   

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

                                                              
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

Un lunch arrosé de Deidesheimer

Pendant que Blomberg parlait, Goebbels faisait travailler ses projecteurs et ses appareils de cinématographie. Dirigés d'abord vers la scène, on les tourna ensuite vers la loge où Hitler était assis. Le défilé habituel suivit le service , mais j'en avais vu assez et j'avais faim. Je me rendis dans l'exc [ ... ]
Obligé par la fashion

— Et ce petit homme, au ventre arrondi, au sourire malicieux, qui veut avoir l’air grave ? C’est un homme d’esprit* qui écrit sur les arts d’imagination, c’est le consul de Civita-Vecchia, qui s’est cru obligé par la fashion de quitter son poste sur la Méditerranée, pour venir se balancer [ ... ]
De leur allure continue et paresseuse

Au milieu du grand silence, et dans le désert de l'avenue, les voitures de maraîchers montaient vers Paris, avec les cahots rhythmés (sic) de leurs roues, dont les échos baltaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes. Un tombereau de choux et un tombereau de pois, au po [ ... ]