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Dans la touffeur des pins
12-01-2021
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C’est à mi-chemin de Marseille et de la frontière italienne, un grand hôtel au crépi rose, qui se dresse orgueilleusement sur les bords charmants de la Riviera. Une rangée de palmiers éventent avec déférence sa façade congestionnée, tandis qu’une plage aveuglante s’étend à ses pieds. Un petit clan de gens élégants et célèbres l’ont choisi récemment pour y passer l’été mais il se trouvait pratiquement vide, il y a dix ans, quand sa clientèle d’Anglais remontait vers le Nord en avril. Et si les bungalows pullulent aujourd’hui, au temps où cette histoire commence, lorsqu’on quittait cet hôtel dit « des Étrangers » , tenu par le ménage Gausse, pour se rendre à Cannes distante de huit kilomètres environ, on n’apercevait qu’une douzaine de villages vétustes, dont les dômes verdis s’ouvraient, dans la touffeur des pins, comme des nénuphars. 
 
Francis Scott Fitzgerald, Tendre est la nuit, Scribner, 1934, Delamain et Boutelleau, 1951






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Jean-Jacques Salomon

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