Skip to content
D'une guerre à l'autre
20-06-2018
Facebook!  Partager sur Twitter


 
Avant la guerre de 1870, Wagner – qui a séjourné deux fois trois ans à Paris – n’est apprécié que par une minorité des mélomanes français. Ses partisans, dont Baudelaire, le défendent activement. Progressivement, l’opéra wagnérien trouve sa place sur la scène parisienne. Après la défaite de 1871, Wagner est rejeté par les républicains. Les droites monarchiste et bonapartiste se l’approprient. Avec le temps, la gauche finit par l’apprécier à son tour, mais différemment. A la fin du XIXe siècle, il y a deux Wagner en France : l’un, romantique, que revendiquent les républicains, l’autre, martial, dans lequel se reconnaissent la droite et l’extrême-droite. Août 14 met tout le monde d’accord. Wagner disparaît des programmes. Après la Victoire, il revient, plus vite qu’au lendemain de 1871.

jjsjpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

    
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

Le carnaval des animaux

Chacals, hyènes puantes, vipères lubriques, requins, rats visqueux et autres loups : quelle inventivité pour décrire, à la grande époque, l'ennemi de classe. Ah que le mouton fait aujourd'hui pâle figure par rapport au chien bâtard ! Jean-Jacques Salomon jjsalomon@oomark [ ... ]
Le Deuxième Sexe

Nymphomane, tueuse de l’amour, pornographe bourgeoise : de François Mauriac à Jeannette Vermeersch – l’épouse de Maurice Thorez –, de la droite traditionaliste au Parti communiste, on trouve dans tous les camps des voix pour condamner en termes outranciers Le Deuxième sexe, de Simone de Beauvoir, lors de sa parution e [ ... ]
L’enfer de Matignon

En 1920, la présidence du Conseil n’est pas encore installée en l’hôtel de Matignon. Ce n’est pas encore non plus l’enfer qu’on évoque aujourd’hui. Pourquoi alors la presse présente-elle le chef du gouvernement comme un bourreau de travail ? Peut-être parce qu’il s’agit d’un a [ ... ]