Skip to content
La chaussure : une cause nationale
13-12-2017
Facebook!  Partager sur Twitter

 

Les produits de première nécessité ne se limitent pas au logement, à l'eau, au chauffage et à l'alimentation. Dans l'opinion publique, les vêtements, les chaussures et les lunettes sont également de ceux auxquels chacun, quelle que soit sa condition, devrait  avoir accès. Aussi les pouvoirs publics sont-ils tentés d'en administrer les prix.

Il en va ainsi des chaussures à la fin de la Première Guerre mondiale. Leur prix a tellement augmenté qu'elles deviennent inaccessibles aux classes populaires. On soupçonne les marchands de gonfler leurs marges de façon injustifiée. Ceux-ci mettent l'augmentation sur le compte de l’envolée cours du cuir et prétendent ne conserver qu'une marge de 33%.

Les préfets s'en mêlent. Mais comment fixer administrativement le prix des chaussures ? Une solution s'esquisse : demander aux marchands de chaussures de proposer un modèle de base – on dirait aujourd'hui low cost – à la portée de à tous les budgets. Cette chaussure low cost reçoit le nom de « chaussure nationale ». Etienne Clémentel, ministre de l'Industrie, du Commerce et des PTT, la définit comme suit : « Une chaussure simple de forme, solide et bon marché pour les classes dites besogneuses ».

Un siècle plus tard, l'idée revient pour les lunettes.

 

jjsjpeg

 

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

 

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

Le carnaval des animaux

Chacals, hyènes puantes, vipères lubriques, requins, rats visqueux et autres loups : quelle inventivité pour décrire, à la grande époque, l'ennemi de classe. Ah que le mouton fait aujourd'hui pâle figure par rapport au chien bâtard ! Jean-Jacques Salomon jjsalomon@oomark [ ... ]
Le Deuxième Sexe

Nymphomane, tueuse de l’amour, pornographe bourgeoise : de François Mauriac à Jeannette Vermeersch – l’épouse de Maurice Thorez –, de la droite traditionaliste au Parti communiste, on trouve dans tous les camps des voix pour condamner en termes outranciers Le Deuxième sexe, de Simone de Beauvoir, lors de sa parution e [ ... ]
L’enfer de Matignon

En 1920, la présidence du Conseil n’est pas encore installée en l’hôtel de Matignon. Ce n’est pas encore non plus l’enfer qu’on évoque aujourd’hui. Pourquoi alors la presse présente-elle le chef du gouvernement comme un bourreau de travail ? Peut-être parce qu’il s’agit d’un a [ ... ]