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Annus horribilis
18-09-2018
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Avec la loi sur les associations, l'année 1901 est un millésime faste pour les libertés publiques. Pour l'Académie française, c'est une année qu'elle qualifie de "terrible", sans qu'on soit sûr qu'il faille prendre ce qualificatif au second degré. Terrible parce qu'un arrêté du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts du 21 février énonce que désormais « on tolérera le présent du subjonctif au lieu de l’imparfait dans les propositions subordonnées dépendant des propositions dont le verbe est au conditionnel présent : Il faudrait qu’il vienne ou qu’il vînt. » 

 
En 1923, à l'occasion de l'inauguration du lycée Pasteur de Neuilly, Léon Bérard, ministre de l'Instruction publique et promoteur de la filière "moderne" sans latin dans l'enseignement secondaire, omet le subjonctif imparfait dans son discours. Le Temps, grand quotidien conservateur, s'en émeut, bien que le ministre ne soit pas en défaut par rapport à l'arrêté de 1901. Près d'un siècle plus tard, le sénateur Sueur, ancien professeur de linguistique, semble tout aussi remué. 


                   
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