Skip to content
Les habitudes d'une vie tapageuse
29-03-2020
Facebook!  Partager sur Twitter
 
L'origine des femmes, se succédant dans la maison de l'Avenue de Suffren, était diverse. Le plus grand nombre venait du quartier latin. D'anciennes danseuses de Bullier et du Prado, des ci-devant habituées de la rôtisserie de la rue Dauphine, auxquelles n'avait point souri la chance, et qui de leur passé d'étudiantes, de leur existence à la flamme des punch, avaient conservé les habitudes d'une vie tapageuse, aux nuits blanches. Quelques-unes avaient été embauchées en province. D'autres, de dégringolade en dégringolade, étaient tombées là, n'ayant pu se maintenir dans les quartiers riches, par un certain manque d'éducation, une absence de tenue, le plus souvent tout simplement par la gêne, que beaucoup de femmes de basse extraction ne peuvent jamais perdre, quand elles se trouvent en contact avec les hommes des classes supérieures. De cela, il ne faudrait pas croire que, dans cette maison, il y eût une émulation de mauvais ton et de crapulerie. C'était le contraire.
 
Edmond de Goncourt, La fille Elisa, 1877






 
 

jjsjpeg

 

 

 

 

 

 

   

Jean-Jacques Salomon

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

                                                              
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Newsletter quotidienne gratuite

 Inscription à EN MÊME TEMPS (par oomark)

Le point de détail

A la grâce de Dieu

Le Relais de la Poste aux Chevaux de Launoy était une dépendance des Messageries Royales, ouvert de jour et de nuit au trafic des voyageurs et des marchandises. La porte charretière Nord est d’ailleurs surmontée de la loge du guetteur qui était chargé de la surveillance de nuit et de la réception des attelages att [ ... ]
De mon lit, je vois le Lion

Je reprends mon travail. Ma santé s'est rétablie. Je suis en Belgique, à Mont-Saint-Jean, Hôtel des Colonnes, chez Melle Dehaze. Les deux fenêtres de la chambre donnent sur le champ de Waterloo. De mon lit, je vois le Lion. Victor Hugo, Carnets, 22 mai 1861 [ ... ]
Poignées de main à tous

13 septembre [1869]. — À partir de Fribourg la foule est sur le passage du tram, et m’attend. Cris : Vive Hugo ! Vive la République ! À Romond, ils entrent dans le wagon en foule, et me serrent la main. Un prêtre nous regarde de travers. Nous arrivons à Lausanne à 6 heures. La foule m’attend au débarcad [ ... ]