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Aujourd’hui tout est changé
05-04-2020
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Quelles clameurs, quels clics-clacs à chaque tournant ! Aux cris de leurs conducteurs et aux claquements des fouets, les mules redoublaient d’ardeur, agitant leur tête animée et faisant une bruyante musique avec leurs grelots. Enfin on atteignait le col. L’attelage dételé redescendait, en folâtrant, la montagne qu’il venait de gravir, tandis que la diligence, attelée de chevaux frais, traversait la plaine au galop. Le petit postillon qui montait le premier cheval faisait claquer joyeusement son fouet à tous les tournants taillés dans le roc, et, quand les échos de la montagne répétaient son assourdissante musique, il se retournait vers les voyageurs en quête de sourires et de petits sous.

L’air était vif et souvent froid, mais on avait bien vite franchi le col et on descendait rapidement dans une atmosphère plus chaude. Un grand changement s’opérait tout à coup. Les chevaux, réduits au nombre de deux ou de trois, descendaient les pentes les plus raides avec une rapidité qui n’inspirait aucune inquiétude tant ils étaient éprouvés et solides, tant ils avaient le pied sûr ! Malheur cependant à la diligence s’ils se fussent abattus ! Aussi à chaque contour le conducteur serrait-il sa mécanique et le postillon ralentissait-il l’allure de son attelage, qui bientôt excité par les hue, les ha et le fouet, repartait de plus belle.
 
Aujourd’hui tout est changé. Le chemin de fer Victor-Emmanuel a remplacé dans la vallée de l’Arc une grande partie de la route construite par Napoléon, et le chemin de fer Fell s’est établi sur la montagne même entre Saint-Michel et Suse. 
 
Edward Whymper, Escalades dans les Alpes, 1873






 
 

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Jean-Jacques Salomon

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