Culture TECH : « Tchin-tchin » : ce n’est sans doute pas le cas à Pékin, mais à Paris on trinque en disant tchin-tchin. Mais d’où nous vient cette étonnante expression ?
23-04-2008
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L’explication généralement admise remonte au Moyen Age.
Pour montrer qu’il n’y avait pas glissé de poison, un hôte se devait de verser un peu du contenu du gobelet de son invité dans le sien.
Et réciproquement.
Par la suite, cette tradition prit la forme symbolique consistant à cogner les verres pour faire passer quelques gouttes de l’un à l’autre.
Une première fois dans un sens avec un premier bruit : tchin.
Puis en sens inverses avec un second tchin.
Aujourd’hui, on se contente d’un seul choc, mais on a conservé la formule dédoublée : tchin-tchin.
Il est à noter que celui qui refuse de trinquer demeure aujourd’hui encore suspect.
Une autre explication suggère que c’est pour honorer le seul sens qui ne soit pas directement en jeu lorsqu’on déguste un vin que l’on cogne les verres.
Le toucher, la vue, l’odorat et le goût sont en effet mis en œuvre spontanément.
Ce serait pour convoquer l’ouïe que l’habitude se serait installée provoquer un choc entre les verres.