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Culture FI : « Subprime » : le mot portait peut-être en lui-même les germes de la crise. Pourquoi ?
25-05-2008

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 Subprimes : le roman d'une crise (I)

 

  • A force d’utiliser l’expression, on a oublié ce qu’étaient les subprimes.
 
  • Et pourtant le ver était dans le fruit.
 
  • Prime, c’est ainsi qu’on qualifie aux Etats-Unis, dans le langage du marketing, ce qu’il y a de meilleur.
 
  • On retrouve le mot dans le prime time de nos chaînes de télévision.
 
  • Un prime lending est outre-Atlantique un crédit accordé aux meilleures conditions à un emprunteur présentant les meilleures garanties.
 
  • Dans la classification des engagements bancaires, la rubrique Prime réunit ainsi l’ensemble des crédits, notamment immobiliers, considérés comme présentant des risques faibles.
 
  • Par opposition, on intitule subprimes les crédits qui présentent un degré de risque supérieur à celui des primes.
 
  • Profitant de la faiblesse des taux d’intérêt aux Etats-Unis au début des années 2000 et de la hausse régulière du prix de l’immobilier qui garantissait leurs engagements, les banques américaines ont massivement accordé des crédits subprimes à des emprunteurs potentiellement insolvables.
 
  • On évoque aujourd’hui un montant d’encours subprimes de 1 400 milliards $ soit près de 15% des prêts immobiliers du pays.
 
  • En orthodoxie comptable, classer ces crédits dans la catégorie des subprimes aurait presque dû équivaloir à les provisionner pour partie.
 
  • Sauf à différer la prise en compte du risque…
 
  • A suivre

 

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