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Culture FI : Durant la quasi-totalité du XXème siècle, les banques de dépôt et les banques d’affaires ont constitué en France deux univers très distincts. Pourquoi ?
15-03-2008

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  • Contrairement aux Etats-Unis, la France n’a pas eu besoin d’une loi pour procéder à la césure des activités de banque de dépôt et de banques d’affaires.
 
  • La tradition s’est en effet établie spontanément à la suite du krach de l’Union Générale en 1882.
 
  • Engagée dans des spéculations douteuses, l’Union Générale dépose son bilan au début de l’année 1882.
 
  • Le jeune Crédit Lyonnais, qui l’a beaucoup soutenue dans ses montages, est en péril : en quelques mois, ses dépôts à vue baissent de moitié, et son action chute brutalement.
 
  • Henri Germain, fondateur et président du Lyonnais, habille ses propres comptes pour éviter la faillite.
 
  • Mais, une fois la crise passée, il renonce aux activités de banque d’affaires pour se limiter à celles de dépôt.
 
  • Sa prudence retrouvée fera école : pendant près d’un siècle, le monde bancaire français se trouvera de fait divisé entre banques de dépôt et banques d’affaires, sans qu’une réglementation spécifique ne l’exige, contrairement aux Etats-Unis où le Banking Act de 1933 a imposé ce principe jusqu’à de récents aménagements, au demeurant discutés.

 

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