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Culture FI : Le mot « rente » apparaît 520 fois dans la Comédie Humaine de Balzac. Mais de quoi s’agissait-il ?
14-02-2008

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  • « Un brave homme - pension bourgeoise, 600 francs de rente - s'étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 livres de rente, mourant comme un chien » : c’est ainsi que Balzac résume l’intrigue du Père Goriot.
 
  • Tout au long de la première moitié du XIXème siècle, la rente est la forme sous laquelle l'Etat emprunte : il s'agit d’une rente perpétuelle, le capital n'étant jamais remboursé.
 
  • Les titres représentatifs de la rente sont négociables en bourse.
 
  • Jusqu’en 1825, les émissions se font au taux nominal de 5% et légèrement en dessous du pair : leur rendement effectif se trouve de ce fait un peu supérieur à 5%.
 
  • Le crédit de l’Etat s’étant rétabli, le taux nominal de la rente passe à 3% à partir de 1825, mais le rendement effectif est de l’ordre de 4%.
 
  • La rente, si fréquente dans la littérature de ce XIXème siècle romantique qui ne connaît pas l’inflation, c’est donc un placement sûr à 4%.
 
  • Pour retrouver son capital, le rentier doit vendre sa rente en bourse.
 
  • Et comme celle-ci n’est pas amortissable, l’Etat n’a d’autre voie pour réduire sa dette que de racheter lui-même sa rente en bourse.
 
  • Ce n’est qu’en 1987 qu’Edouard Balladur prendra les dispositions permettant de sortir de la cote les dernières traces de cette même rente qui rapportait 600 francs au pauvre Père Goriot.

 

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