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Culture FI : En Grande-Bretagne, les propriétaires de pavillons ne possèdent que leurs murs, et pas leurs jardins. Vrai ou faux ?
15-03-2008

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  • Réponse : pas faux
 
  • Cette réponse en forme d’understatement s’impose tant la question de la propriété immobilière est complexe outre-Manche et différente de la nôtre.
 
  • Deux formes de propriété immobilière coexistent en effet en Grande-Bretagne.
 
  • Le système dit freehold correspond à peu près à la propriété immobilière en France : on est propriétaire (ou co-propriétaire) des murs et du sol.
 
  • Mais il existe aussi un système dit leasehold, dans lequel on est propriétaire des murs, mais locataire auprès d’un landlord du terrain sur lequel ils se trouvent, selon un bail de 99 ans en général.
 
  • Dans le cas d’un leasehold, la valeur des murs dépend du temps restant à courir sur le bail.
 
  • A l’issue du bail, le propriétaire des murs peut théoriquement en perdre la jouissance.
 
  • C’est parce que la terre britannique a historiquement été détenue par un cercle restreint d’aristocrates, dont le roi, que le leasehold s’est développé : ainsi le sol de certains quartiers élégants du centre de Londres appartient encore aux ducs de Westminster et de York.
 
  • Mais depuis quelques années, les gouvernements britanniques s’efforcent de faciliter le rachat des baux de terrains par les propriétaires des murs : le leasehold devient freehold.
 
  • Selon les cas, un propriétaire de pavillon peut donc se trouver aussi bien chez lui que chez son landlord quand il prend le thé dans son jardin.

 

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