Culture COM : « Sophomore ». Dans cette jeune marque de prêt-à-porter new-yorkaise, l’organe et la fonction se confondent. Comment ?
11-10-2011
avec
Jeune
new-yorkaise, Chrissie Miller aime confectionner des T-shirts pour ses amis.
Installée
dans le Lower East-Side, elle les fabrique à la façon de son quartier
d’adoption : simples, modestes et solides.
Ceux-ci
commencent à être appréciés au point qu’en 2003 la jeune femme décide d’en
faire son métier.
Mais
comment trouver des modèles pour son catalogue quand on n’a que 200$ à
investir ?
Chrissie
Miller se rappelle avoir fait ses études secondaires dans une école privée
huppée.
Elle décide
de proposer à ses anciens camarades de jouer les mannequins.
Et elle
fait ainsi coup double : non seulement les photos ne lui coûtent rien,
mais les anciens élèves de son école deviennent ses meilleurs ambassadeurs dans
les beaux quartiers.
Dans le
jargon des étudiants américains, sophomore désigne un étudiant de
deuxième année.
C’est le
nom que retient Chrissie Miller pour sa société.
Ses
camarades de classe se chargent, pour le plaisir, de faire circuler sur le web
leurs photos en T-shirts Sophomore.
Deux
ingrédients auront principalement compté dans cette success story.
En premier
lieu, l’idée – originale – de faire appel aux anciens camarades.
Mais
surtout le fait d’avoir choisi comme marque un nom qui reflète précisément le
monde scolaire et universitaire.
La fonction
de représentation imaginaire de la marque Sophomore se confond en quelque sorte
avec son organe de communication que sont les camarades d’études.
Salué par
la presse et la critique, ce choix fondateur semble avoir été déterminant dans
la réussite du projet.
Qui
est mouillé ne craint pas la pluie. Ce dicton est systématiquement classé
sur le web dans la catégorie des proverbes grecs modernes. Comme il fleure bon
la campagne française – et la région parisienne ces jours-ci –, on est tenté de douter de cette origine hellénique .
Dans la [ ... ]