Changements : « Prix parodiques ». Après les Ig-Nobel, les Public Eye Awards. De quoi s’agit-il ?
09-02-2010
avec
Chaque
année depuis 1991, à la veille de la remise officielle des prix Nobel, les
étudiants de Harvard décernent les Ig-Nobel.
Les
Ig-Nobel sont des anti-prix Nobel qui récompensent, dans les mêmes disciplines
que le Nobel et quelques autres, les inventions, recherches ou attitudes les
plus farfelues des mois précédents.
Le nom
retenu pour ces distinctions vient de ce que Ig-Nobel se prononce à peu près Ignoble
en anglais.
Si les prix
Ig-Nobel font d’abord sourire, ils font ensuite réfléchir.
Ainsi les
recherches des lauréats de l'Ig-Nobel 2006 sur les raisons pour lesquelles les
spaghettis secs se cassent généralement en plus de deux morceaux ont-elles
ouvert des pistes de réponse à une question théorique soulevée par
Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique 1991.
C’est le
même esprit parodique qui anime depuis 2006 l’attribution, par diverses ONG
suisses, des Public Eye Awards à l’occasion du Forum de Davos.
Il s’agit
cette fois de distinguer les comportements de pays, institutions ou entreprises
les plus irresponsables de l’année.
Les Public
Eye Awards participent de la technique du naming and shaming, une forme
d’action collective consistant à jeter l’opprobre sur les organisations que
l’on dénonce en se contentant de faire connaître ce qu’on leur reproche.
Le (vrai)
prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz soutient cette initiative.
Dans le cas
des Public Eye Awards, à la différence des Ig-Nobel, les lauréats ne commencent
pas par sourire.
Mais comme
dans le cas des Ig-Nobel, le jury des Public Eye Awards espère qu’ils
réfléchissent ensuite.
Qui
est mouillé ne craint pas la pluie. Ce dicton est systématiquement classé
sur le web dans la catégorie des proverbes grecs modernes. Comme il fleure bon
la campagne française – et la région parisienne ces jours-ci –, on est tenté de douter de cette origine hellénique .
Dans la [ ... ]