Changements : « Haïti ». La question de l’annulation de la dette extérieure de Haïti est à l’ordre du jour dans les pays créditeurs. Pour ce qui est de la France, c’est une vieille affaire. Pourquoi ?
01-02-2010
avec
Après la
déclaration de son indépendance en 1804, la République de Haïti reste isolée
sur le plan diplomatique pendant près de vingt ans.
Ce n’est
qu’en 1825 que la France de Charles X reconnaîtra le nouvel état, après qu’il
s’est engagé à verser une indemnité de 150 millions de francs-or à son ancienne
puissance coloniale, en réparation de la perte de leurs plantations par les
colons.
Cette somme
représente alors une année du budget de la France.
Elle sera
ramenée à 90 millions de francs-or en 1838.
En 1848,
Victor Schoelcher (1804-1893), l’homme qui fera la même année abolir
définitivement l’esclavage encore en vigueur dans certaines colonies
françaises, propose d’annuler le solde de la dette d’Haïti.
Il n’est
pas suivi.
Haïti
remboursera la dernière échéance de sa dette en 1893 !
Sans doute
la France se montrera-t-elle plus conciliante aujourd’hui.
Les noms des villas des stations balnéaires en disent long sur l'humeur d'une époque. Avant 1914 et jusqu'aux Années folles, on a volontiers choisi des formes toponymiques ou marines (Beau rivage, Pierres roses, Clapotis, ...) et des prénoms, souvent dans la langue régionale (breton, basque...). A partir de 1930, on voit fleurir des
&cce [ ... ]