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Changements : En envisageant de limiter et d’encadrer l’activité des banques américaines, Barack Obama revient presque quatre-vingts ans en arrière. Pourquoi ?
31-01-2010
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  • En écho à la crise financière des subprimes et produits dérivés, on avance, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, l’idée d’une séparation des établissements financiers entre banques de dépôt et banques d’investissement.
 
  • L’objectif est de limiter de facto la taille et la puissance des leaders du système bancaire, afin de ne pas se retrouver comme en 2008-2009 devant une situation où les Etats sont contraints de sauver les structures de crédit too big to fail  – trop grosses pour sombrer.
 
  • L’idée n’est pas neuve.
 
  • Déjà, au lendemain de la crise de 29, le rôle des banques avait été fortement mis en cause.
 
  • En 1933, un sénateur démocrate de Virginie, Carter Glass, ancien secrétaire au Trésor, et un représentant démocrate de l'Alabama, Henry B. Steagall, président de la commission Banque et Monnaie de la chambre des représentants, conjuguent leurs efforts pour faire adopter une réglementation passée dans l’Histoire sous le nom de Glass-Steagall Act.
 
  • La principale disposition du Glass-Steagall Act vise l'instauration d'une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et ceux de banque d'investissement,
 
  • Cette obligation a de fait, jusqu’à la fin du XXème siècle, limité la taille des banques américaines par rapport à leurs concurrentes européennes ou japonaises.
 
  • Assoupli progressivement à partir des années 1970, le Glass-Steagall Act est aboli depuis 12 novembre 1999.
 
  • D’aucuns estiment que son abrogation est à l’origine des excès bancaires de ces dernières années.
 
  • Et, dix ans après sa suppression, des voix s’élèvent pour qu’on le rétablisse.

 



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