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Changements : Depuis 2004, 46 % des salariés ont changé de fonction. Le ministère du Travail évalue la rotation des effectifs France de 41%. Comment s’explique cette contradiction apparente ?
28-06-2009
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« Mobilité professionnelle ». Selon TNS Sofres, au cours des 5 dernières années, 46 % des salariés ont changé de fonction, soit en interne, soit en rejoignant une autre entreprise. Les statistiques du ministère du Travail indiquent un taux annuel de rotation des effectifs en France de 41%. Comment s’explique cette contradiction apparente ?

 

 

  • La DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), une direction du ministère du Travail, publie chaque année un tableau des mouvements de main d'oeuvre par secteurs d'activité.
 
  • Pour 2006, les statistiques indiquent un taux de rotation des effectifs salariés en France, tous secteurs confondus, de 41,2%.
 
  • Autrement dit, 4 salariés sur 10 ont changé d'employeur en France au cours de l'année 2006.
 
  • Un récent sondage de TNS Sofres indique, de son côté, que sur la période 2004-2009, 46% des salariés français ont changé d'entreprise ou de fonction au sein de leurs entreprises, soit environ 8% par an.
 
  • Cette apparente contradiction met en évidence le fonctionnement à deux vitesses de l'emploi en France.
 
  • D'un côté, une catégorie de salariés relativement stables (CDI, fonction publique), dont le taux de mobilité externe est faible : une fois tous les 14 ans en moyenne.
 
  • De l'autre, une catégorie de salariés précaires (CDD, intérim), à fort taux de mobilité, et qui changent d'emploi en moyenne plusieurs fois par an.
 
  • Un indicateur illustre bien la situation : le taux de démission, qui concerne en quasi-totalité des CDI, s'élève en 2006 à 6,8%.
 
  • La mise en regard du sondage TNS Sofres et de l'étude de la DARES montre les limites et les pièges de la statistique.
 
  • Côté TNS Sofres, les chiffres ne reflètent pas l’importance du turn-over des emplois précaires.
 
  • Côté DARES, les données surestiment la mobilité – si l’on peut dire – des emplois stables.
 
  • Les formes contractuelles de l’emploi en France ont changé au cours des dernières années à un point tel que l’appareil statistique traditionnel peine à l’évaluer.

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