Brèves de table : « La moitié d’un souper fut la parure d’une déesse ». C’est à Pline l’Ancien que l’on doit ce joli propos. Mais à quoi fait-il allusion ?
09-10-2008
avec
Au temps de leurs amours, Antoine
demanda un jour à Cléopâtre ce qui pouvait être ajouté à la magnificence de sa
table.
Elle paria qu'en un seul dîner elle
engloutirait dix millions de sesterces.
Le jour de la décision, elle fit
servir à Antoine un dîner d'apparence ordinaire.
Mais alors que son amant commençait
à ironiser, Cléopâtre fit placer sur la table un vase rempli d'un vinaigre dont
la violente acidité pouvait dissoudre les perles.
Puis elle plongea la perle de l'une
de ses boucles d'oreille dans le vinaigre et l'absorba.
On l'interrompit avant qu'elle ne
procède de même avec l'autre boucle.
Cette seconde perle n'en devint pas
moins célèbre puisque, sciée en deux, elle se retrouva vite à nouveau sur les
oreille de la reine au long nez.
"La
moitié d’un souper fut la parure d’une déesse."