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Propos sur le bonheur : « Passager clandestin ». Sur un bateau, c’est un resquilleur. Mais qu’est-ce qu’un passager clandestin quand il s’agit de théorie économique ?
27-06-2010

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  • En théorie économie, un passager clandestin (free rider) est un utilisateur d'un bien, d'un service ou d'une ressource, qui ne paie pas, pour une raison quelconque, le juste prix de son utilisation.
 
  • L’existence de passagers clandestins peut entraîner la sous-production d'un bien public, la surconsommation d'un bien commun ou la surexploitation d'une ressource naturelle.
 
  • C’est à l’économiste américain Mancur Olson (1932-1998), qu’on doit la modélisation de ce phénomène en 1965 dans son ouvrage Logique de l’action collective.
 
  • Chacun peut se trouver un jour, de bonne foi, en position de passager clandestin.
 
  • Un exemple fréquemment cité est celui des augmentations salariales négociées par un syndicat.
 
  • En Belgique, en principe, seuls les adhérents du syndicat en bénéficient.
 
  • En France, tous les salariés en bénéficient, sans être pour autant tenus de verser de cotisation au syndicat : en termes économiques, les salariés non syndiqués sont des passages clandestins.
 
  • L’Allemagne, où fonctionne un système « à la française », s’interroge sur une évolution éventuelle vers un dispositif « à la belge » : la question du passager clandestin y est d’actualité.
 
  • Autre exemple de passagers clandestins, les habitants des communes hébergeant une centrale nucléaire : grâce aux ressources fiscales dont bénéficie le budget municipal, ils payent généralement les services publics en dessous du prix de marché.
 
  • Pour les économistes néo-classiques, une bonne politique devrait viser à limiter les situations de passagers clandestins.

 



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